Loire-Atlantique : des lycéens se filment en train de battre à mort des moutons et de jouer au foot avec un hérisson

Photo d'illustration. Crédit : THIERRY ZOCCOLAN/AFP via Getty Images.
Photo d’illustration. Crédit : THIERRY ZOCCOLAN/AFP via Getty Images.

Les suspects avaient diffusé les séquences de mise à mort sur les réseaux sociaux à la fin du mois de mai. L’émoi provoqué par ces scènes de cruauté a conduit à l’ouverture d’une enquête qui a permis d’identifier les auteurs présumés.  

À la fin du mois de mai, des vidéos montrant des adolescents en train de s’en prendre à des moutons ont circulé sur les réseaux sociaux. Des scènes « gores » selon un gendarme cité par Ouest-France.

Sur ces séquences, les adolescents frappent les ovins à coups de bâton et de pelle avant de les tuer sauvagement. Sur une autre vidéo, un hérisson sert de ballon de football aux jeunes bourreaux.

Une enquête a été ouverte à la suite de la diffusion des sévices infligés à ces animaux sur les réseaux sociaux.

Les gendarmes ont fini par situer les scènes du côté de Guérande, commune d’environ 16 000 habitants établie à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Saint-Nazaire. Une région dans laquelle les vols de moutons se sont multipliés ces dernières semaines.

Pendant leurs investigations, les enquêteurs ont retrouvé le cadavre d’un mouton dans une maison inhabitée.

« Un autre ovin avait été volé, battu et achevé dans les mêmes conditions de cruauté par ces mêmes jeunes un peu plus tôt », indique L’Écho de la Presqu’île.

Un troisième animal a également été découvert enfermé dans un lycée.

À force de recoupements, les militaires finissent par identifier cinq lycéens – quatre garçons et une fille – âgés de 16 à 17 ans qu’ils soupçonnent d’avoir participé aux actes de cruauté.

Appréhendés et placés en garde à vue, les mis en cause se sont avérés peu loquaces, évoquant « un mauvais délire ».

« On a le sentiment qu’ils n’ont même pas conscience de la gravité de leurs actes », confie un officier de gendarmerie dans les colonnes de Ouest-France.

Les cinq suspects ont été déférés devant le procureur de la République de Saint-Nazaire le mardi 16 juin.

À l’issue de leur mise en examen par un juge pour enfants, ils ont été remis à leurs parents.

PAR SÉRAPHIN PARMENTIER

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